Chaleur humaine

On parle depuis quelques annees d'un rechauffement de la planete qui serait du a un effet de serre accru, cet effet de serre resultant de l'energie recue du soleil. Or (la, je peux tout a fait me tromper), apres reflexion, il me semble que la quasi-totalite de l'energie produite par l'homme finit sous forme de chaleur (pertes d'energie, frottements, energie de chauffage, etc...). Je me demande donc dans quelle mesure cette energie, produite pour 6 milliards de personnes, est negligeable quand on fait le bilan de l'energie recue par le systeme terre. C'est a dire : cet apport supplementaire d'energie est-il vraiment négligeable, et si oui (car c'est quand meme a priori le cas), dans quelle mesure?

Le réchauffement attendu (et en partie déjà observé) correspond au renforcement de l'effet de serre, c'est-à-dire à l'augmentation de l'opacité infrarouge de l'atmosphère par les émissions de CO2 et d'autres gaz polyatomiques, ce qui fait que l'évacuation de la chaleur d'origine solaire exige des températures plus élevées dans les basses couches atmosphériques et à la surface.
Lisez mon livre "L'Incertitude des climats" (R. Kandel, Hachette - Pluriel, 1998), disponible à la bibliothèqe. -- il existe énormément d'informations aussi sur internet, et dans de nombreux articles.
En ce qui concerne la chaleur d'origine fossile solaire (hydrocarbures et charbon) ou stellaire (nucléaire), voire d'origine solaire différée (hydroélectricité, éoliennes, etc. ), dissipée plus ou moins directement par les activités humaines, à l'échelle de la planète, elle reste très faible à côté des flux d'origine solaire : 240 W/M2, donc 1,2 10**17 W pour la planète. A côté de cela, même si 6 milliards d'humains "consommaient" donc dissipaient 20 kW chacun, et on est encore loin du compte, cela ne ferait que 1,2 10**14 W, donc mille fois moins. Toutefois, à l'échelle des régions industrialisées et des villes, surtout en hiver lorsqu'on chauffe beaucoup, la part de la dissipation de l'énergie industrielle, des transports ou de chauffage n'est plus négligeable, ces flux pouvant atteindre quelques centaines de W/m2. L'île de chaleur de Paris ne cesse par conséquent de se renforcer depuis plus d'un siècle, c'est-à-dire la différence de température entre Paris-Montsouris et - mettons - Rambouillet - va en augmentant, ceci s'ajoutant au réchauffement général.
Noter qu'à côté de ces flux, le flux de chaleur interne de la Terre (radioactivité naturelle + chaleur fossile de la contraction gravitationelle de formation) représente à peu près 0,1 W/m2, soit 5 10***13 W pour la planète, faible par rapport aux flux d'origine solaire ainsi q'aux perturbations de ces flux par le renforcement anthropique de l'effet de serre et de l'effet parasol.