Accident de Tokaimura :
Simulation LMD-ZT
Simulation du transport de la masse d'air polluée par l'accident
nucléaire
de Tokaimura, le jeudi 30 septembre 1999.
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ATTENTION :
C'est la première fois que le modèle
LMD-ZT est utilisé pour des simulations de ce type,
en temps plus ou moins réel.
En l'absence de validation, ces résultats sont donc à prendre avec
une extrême prudence. D'autre part, nous ne disposons d'aucune
information sur la nature même de la source.
Il est fort probable que le nuage contienne très peu d'éléments
radioactifs. Il s'agit pour l'instant uniquement de tester notre capacité de
réponse.
Laboratoire de Météorologie Dynamique du CNRS.
Institut Pierre Simon Laplace.
Frédéric Hourdin (LMD)
Simulations effectuées par Abderrahmane Idelkadi et Marine Bonazola
(LMD)
Aide logistique déterminante de Laurent Fairhead (LMD), Cathy Boone (Pôle
données IPSL) et Marie-Angèle Filiberti (Pole modélisation, IPSL)
Description des simulations
Les simulations ont été effectuées avec le modèle de météo-transport LMDZ-T
Les vents et températures sont "rappellées" vers les champs des analyses
du Centre Européen pour les Prévisions Météorologiques à Moyen Terme avec
une constante de temps de 2h30.
La grille du modèle est zoomée sur le Japon avec une maille de 150km comme le montre
la figure ci-dessous.
On injecte un traceur unité à l'emplacement de Tokaimura, le jeudi 30 septembre
à 00h TU.
Interprétation des panaches:
Si la source est de 1kg relaché dans l'atmosphère, les concentrations sont à lire
en kg/kg d'air ou à peu près en kg/m3.
En l'absence d'information supplémentaire sur la source, nous ne prenons
en compte ni la décroissance radioactive, ni un éventuel lessivage par la pluie.
Bilan de l'expérience:
Le 30 septembre 1999, un incident nucléaire avait lieu
au Japon à Tokaimura.
Toutes les composantes du modèles LMD-ZT étaient dévloppées
pour pouvoir
simuler relativement rapidement un tel évènement:
- un modèle dont la grille peut être raffinée très
souplement sur une
région arbitraire du globe (Z de LMD-ZT pour Zoom).
- une interface pour relire les analyses du CEPMMT et les interpoller
sur la grille du modèle afin de relaxer les champs
météorologiques vers
ces champs "observés".
Il a fallu aller chercher les dernières données puisque les
analyses ne
sont jusque là rapatriées à l'IPSL que tous les mois.
Le 7 octobre, une première simulation de 6 jour avait été
effectuée
jusqu'au 5 octobre. A partir de là, le modèle ne fonctionnait
plus.
Il cachait en fait une erreur de programmation dans la routine consacrée à l'incrémentation des tendances dynamiques du traceur.
Cette erreur réparée, il a été possible de poursuivre la
simulation.
Le rapatriement des données dépendant de l'emploi du temps des
personnes
impliquées, nous n'avons pas véritablement suivi les simulations
en temps
réel.
Mais, le 28 octobre, la simultion jusqu'au 29 étaient disponibles.
Il s'agit de la simulation présentée sur le site WEB:
La simulation est forcée par les analyses jusqu'au 26 (les analyses
ne sont pas facilement accessibles avant J-1). Ensuite, le modèle
tourne en mode prévision.
Il a été décidé à ce moment là d'arrêter les
simulations.
Des comparaisons avec d'autres simulations du même type avec des
modèles étrangers sont à présent à l'étude.