Débat sur le conflit au Kosovo

Ce site WEB est pour l'instant une page privée. Elle est construite autour de discussions menées à Paris, Toulouse et Aix par un groupe de réflexion informel et ouvert, échangeant les résultats de débats internes par courrier éléctronique. Les participants à ces discussions sont des gens croyant fermement en la valeur du débat démocratique, ayant pour l'essentiel du mal à se reconnaitre dans les partis politiques actuels, oscillant entre appartenance, tentative ou reniement, plutôt au PS, au PC ou chez les verts. Un des objectifs est de structurer un discours autour de ce conflit dans ses différentes composantes. Nous présentons notamment un argumentaire contre les frappes affuté au fil de discussions en dehors du groupe. En parallèle, nous tentons d'analyser le déficit démocratique mis en évidence par ces évènements (absence de vote au parlement, absence totale de représentation politique de l'opposition aux frappes) et d'en tirer des conséquences. Nous utilisons les moyens de l'état. Mais quand les règles démocratiques sont baffouées comme elles le sont, il est de notre devoir de résister.

Argumentaire contre les frappes

Cette partie est sans doute la plus importante dans un premier temps. Identifier les points clefs sur lesquels on doit amener la discussion pour comprendre le conflit et démolir les arguments massues des va-t-en guerre. Etre aussi armés pour contrer le rouleau compresseur des "rationnels" qui "n'ont plus besoin de démontrer que". Notre expérience montre qu'une telle mise au point permet d'ébranler les convictions des uns et des autres. En l'absence d'organisation d'un débat démocratique au niveau national, c'est peu mais essentiel. Cette première partie est donc une grille de lecture, une colonne vertébrale à bâtir, qui doit renvoyer vers des informations plus détaillées. Si on les entame sur le fond et sur les raisons du conflit, les discussions sont très difficiles. En revanche on peut simplement amorcer un échange plus sain sur la base suivante : admettons qu'"il fallait faire quelque chose" (sous-entendu, intervenir). C'est à dire, à notre avis, admettons qu'il y avait urgence face à un massacre imminent au nom d'une idéologie épuratrice. Alors, on peut porter les discussions sur le terrain de la stratégie , et montrer à la fois la bétise et l'hypocrisie des frappes aériennes. Toujours en faisant abstraction du fond, il est clair qu'à la fois la prise de décision initiale et les possibilités de sortir du conflit posent des questions aigues autour de la légitimité nationale et internationale de l'intervention et l'absence de débat démocratique . Restent les questions plus subtiles concernant
  • Le caractère inévitable et l'urgence de l'intervention (en réponse à "il fallait faire quelque chose", sous-entendu même des frappes aériennes)
  • La réalité du conflit
  • L'analyse du problème des nationalités au Kosovo
  • Les responsabilités

  • Sur le débat démocratique

    Sont regroupés ici différents textes en gestation sur le déficit de débat démocratique et sur des idées pour agir.
  • Lettre à Jean-François Kahn
  • Lettre ouverte à des mairies à travers le monde
  • Texte pour le monde diplomatique
  • Appel au débat

  • Archives de nos discussions


    Textes de référence

  • L'annexe militaire du texte de Rambouillet
  • Lettre du pésident du Budenstag à Slobodan Milosevic

  • Contributions individuelles

  • Un texte passionant de Pinter
  • Un texte a ne pas manquer qui explique la situation actuelle des octobre!
  • Un texte très riche sur la guerre dans les Balkans
  • A propos du soutien de l'UCK par les USA
  • Texte pour le journal interne du courant B du PS
  • Un texte de Charb

  • Liens vers des sites intéressants...


    Pour nous joindre Courrier éléctronique: FOURNIER Richard, rfo@sphinx.ups-tlse.fr HOURDIN Frédéric, hourdin@lmd.jussieu.fr