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PEQUIGNOT


Eric Pequignot
Le jeudi 19 octobre 2006 à 14h30 dans l'amphi
Pierre Curie (Ecole Polytechnique).


Titre de la thèse :
Détermination de l'émissivite et de la température des surfaces continentales.
Application aux sondeurs spatiaux infrarouges HIRS et AIRS/IASI.

Jury :
Katia Laval (LMD, présidente)
Thierry Phulpin (CNES, rapporteur)
Françoise Nerry (LSIIT, rapporteur)
François-Marie Bréon (LSCE, examinateur)
Sylvie Thiria (LODYC, examinateur)
Alain Chédin (LMD, directeur de thèse)

Résumé:
   Les surfaces continentales représentent environ un tiers de la surface
totale de notre globe. Très hétérogènes spatialement et en constante
évolution, elles jouent un rôle primordial dans les bilans énergétique,
hydrique et carboné du système Terre car elles constituent une interface avec
l'atmosphère et l'océan et sont par conséquent en interaction très forte avec
ces deux compartiments, tout particulièrement l'atmosphère.
   Si la mesure in situ fut la première et reste irremplaçable, l'observation
spatiale de la Terre apparaît désormais indispensable par ses capacités de
surveillance globale et continue, condition nécessaire à l'appréhension de
l'ensemble des phénomènes naturels ou anthropiques qui contrôlent notre
environnement et son évolution.
   L'originalité de ce travail réside dans l'utilisation des sondeurs
infrarouges HIRS et AIRS pour caractériser les surfaces continentales au
travers de deux paramètres clés : l'émissivité et la température de surface
(ou température de " peau ").
   L'émissivité est une propriété intrinsèque de la surface émettrice qui
dépend à la fois de sa composition, de sa texture et de son contenu en eau
alors que la température de surface est une variable thermodynamique qui
dépend principalement des conditions d'insolation, de la composition et de la
dynamique de la couche limite atmosphérique. Une bonne connaissance de ces
deux variables est indispensable d'une part pour obtenir des informations sur
la composition des sols et suivre leur évolution dans le temps et d'autre
part pour estimer le bilan d'énergie à la surface de la terre. L' émissivité
intervient aussi comme condition aux limites lors des processus d'interaction
entre la surface et atmosphère. Souvent elle n'est pas bien prise en compte
dans les modèles, induisant du même coup une erreur potentiellement
importante dans l'estimation des flux d' énergie à la surface et dans le
calcul de la température de surface. Enfin, la prise en compte du spectre de
l' émissivité infrarouge au dessus des surfaces continentales permet
d'améliorer la détermination des profils atmosphériques de température et de
vapeur d'eau et la détection des aérosols et des nuages.
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