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LAURENT

Carine Laurent 

"Variabilité climatique basse-fréquence simulée en Atlantique Nord par un
modèle couplé océan-atmosphère"

le mardi 27 juin 2000 à 14h, dans la salle de conférence de l'IPSL,
Université Paris 6, Tour 24-25, Rez-de-chaussée, à Jussieu.

devant le jury composé de :

M. Claude FRANKIGNOUL          Examinateur
M. Michael GHIL                   Rapporteur
M. Hervé LE TREUT              Directeur de thèse
M. Gurvan MADEC                Examinateur
M. Serge PLANTON               Examinateur
M. Gilles REVERDIN             Rapporteur

RESUME :

Cette thèse contribue à l'étude de la variabilité climatique
basse-fréquence (de l'inter-saisonnier au décennal) simulée aux moyennes
latitudes de l'Atlantique Nord à l'aide du Modèle de Circulation Générale
couplé océan-atmosphère de l'Institut Pierre Simon Laplace. L'évolution de
ce modèle vers une simulation de référence, équilibrée du point de vue
énergétique, nous servira pour l'étude de la variabilité climatique.
Certains paramètres atmosphériques permettent de réduire la dérive
thermique du modèle. On décrit, à l'aide d'outils statistiques, la
variabilité atmosphérique simulée dominée par la présence de l'Oscillation
Nord Atlantique, ainsi que la variabilité océanique de surface et de
sub-surface. La présence d'oscillations quasi-décennales d'anomalies
océaniques laisse penser que l'atmosphère et l'océan peuvent interagir
localement. Le rôle du forçage atmosphérique sur l'océan est analysé, au
sein du modèle couplé, en étendant le concept de modèle de climat
stochastique à l'échelle de temps inter-hivernale. Une périodicité
quasi-décennale de l'intercorrélation déphasée entre anomalies de
température et flux de chaleur contribue à l'existence des oscillations
détectées. On évalue d'autre part la réponse de la circulation
atmosphérique à des anomalies de température de surface de la mer en termes
de transmission verticale de l'énergie et en termes de modification de la
population des régimes de temps. La réponse est présente et significative,
mais reste faible. Enfin, la contribution de la dynamique océanique est
succinctement évaluée.
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