Martienne
Base de données climatiques martiennes
Depuis 1998, le modèle de circulation générale martien du laboratoire est utilisé pour fournir aux ingénieurs spatiaux et à la communauté scientifique une base de données climatiques martiennes (« Mars Climate Database ») issue de simulations soigneusement calibrées pour reproduire et interpoler toutes les observations disponibles. Son développement, effectué sous la responsabilité du laboratoire en collaboration avec l'Université d'Oxford, the Open University (UK) et l'Institut d'Astrophysique d'Andalousie (Espagne), est l'objet de contrats avec l’Esa et le Cnes qui se poursuivront en 2009-2010 et probablement au delà.
La « Mars Climate Database » est devenue une référence, à l’instar des réanalyses sur Terre. Elle est utilisée pour la préparation de presque toutes les missions spatiales (européennes : Exomars, Mars Express, Beagle~2, Netlander, et souvent américaines : Nasa Mars Science Laboratory), pour l’exploitation des données spatiales (notamment de Mars Express), et des études scientifiques.
La dernière version (versions 4.x) est sortie en juillet 2005. Elle inclut notamment l'extension à la thermosphère, le cycle de l'eau et la photochimie. Pour les applications les plus intenses, la base de données est disponible sur DVD-rom où elle peut être exploitée grâce à un jeu complet de logiciels. Pour exemple, entre juillet 2005 et juillet 2008, la version 4 a été officiellement distribuée à plus de 100 laboratoires, agences ou sociétés industrielles répartis dans 15 pays. La base de données est aussi en grande partie disponible sur le serveur internet interactif http://www-mars.lmd.jussieu.fr, qui lui-même est utilisé par plusieurs dizaines d'équipes répartie dans le monde.
Après avoir amélioré les logiciels d’accès en 2007-2008 (version 4.2 puis 4.3), l’objectif pour 2009 et 2010 et de construire une version 5 à partir d’un modèle de circulation générale martien de nouvelle génération prenant en compte l’interaction entre nuages et rayonnement, la présence de glace dans le sous-sol, un cycle de l’eau mieux calibré, de nouveaux scénarios de poussière, etc. le tout étant calibré pour reproduire au mieux toutes les observations disponibles en 2009. Nous collaborons aussi avec the Open University (UK) pour inclure (probablement dans la version Web) des produits d’assimilation de données météorologiques.

