Données satellitaires
Valorisation des données satellitaires
Cette action se situe dans le cadre du Système mondial d’inter-étalonnage des instruments satellitaires du WMO, auquel le Cnes participe activement. Le Gsics (Global. Space-based Inter-Calibration. System) a pour objet d’assurer la comparabilité des mesures spatiales obtenues à divers moments au moyen de différents instruments et programmes et de relier ces mesures à des références absolues et à des normes. Sa mission est de contribuer à une meilleure utilisation des observations effectuées à partir de l’espace et de permettre de procéder à un nouvel étalonnage des données archivées. Les applications qui pourront bénéficier de cette action sont l’assimilation des données satellitaires (1D-var ou 4D-var), les études climatiques reposant sur de longues séries temporelles, l’étude de tendances, etc.
Dans ses actions sur l’analyse et la ré-analyse des données satellitaires (Programme Pathfinder de la Noaa/Nasa, données de Airs/Aqua, IIR/Calipso, Iasi/Metop) le laboratoire a mis sur pied une procédure de validation, en mode recherche ou semi-opérationnel et reposant sur des outils de transfert radiatif (bases de données spectroscopiques Geisa, climatiques Tigr ou modèles de transfert radiatif direct 4A).
Cette procédure passe par la définition de critères de colocations (fenêtres en temps et en espace, angle de vues...), de choix de scènes (nombre, couverture géographique, terre/mer/jour/nuit, clair/nuageux/aérosols...), de cohérences spectrales entre canaux à haute ou moyenne résolution spectrale, de traitements statistiques pour identifier les biais, tendances, accidents d’observation, etc. Le Cnes a souhaité associer ses efforts avec ceux du laboratoire pour la validation des niveaux 1b/1c de Iasi.
Il s’agit de définir et de mettre sur pied une stratégie d’étalonnage de Iasi seul ou d’étalonnage croisé avec d’autres instruments compagnons (Airs/Aqua, Hirs/Metop, Modis/Aqua, Seviri/Meteosat…). L’approche consiste à confronter les observations spectrales à haute résolution avec des observations, directes ou simulées, d’instruments à large bande, ou bien encore à travailler en conservant la résolution spectrale nominale des instruments de sondage impliqués. La coopération avec le Cnes est engagée depuis 2008.

