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Les aventures de François et Jean-Louis en Antarctique (2019)

Retrouvez les épisodes des aventures de François Forget et Jean-Louis Dufresne en antarctique durant la saison 2019/2020


Episode 1

 

Jeudi 28 – samedi 30 novembre 2019 : Paris-Hobart

 Deux nuits et deux jours dans les avions via Hong Kong et Melbourne pour arriver enfin à Hobart (Tasmanie) samedi midi ! C’est le printemps mais l’ambiance est plutôt bretonne. Nous retrouvons les hivernants qui attendent le départ vers l’Antarctique depuis plus de deux semaines ! Ils devaient partir mi-novembre sur le brise-glace Français Astrolabe, mais celui-ci est en panne. Nous nous préparons donc à appareiller sur l’Aurora Australis de l’Australian Antarctic Division…

Dimanche 1er décembre 2019 : Embarquement sur l’Aurora Australis

Nous sommes une petite quarantaine de Français, surtout les futurs hivernants et des scientifiques déjà aguerris à l’Antarctique (sauf François) , ainsi que les pilotes des hélicoptères, les mécaniciens, Stan l’ancien capitaine de l’Astrolabe qui sera notre pilote dans les glaces, etc.

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Le matin : embarquement, briefing, douane, et quelques exercices de sécurité plutôt rigolos. Nous récupérons l’équipement et les vêtements polaires que nous utiliserons dans les mois à venir. Enfin le départ vers 14h. Suspens : nous ne savons toujours pas si nous allons directement à la base Dumont d’Urville ou si nous passons ravitailler l’ile subantarctique de Macquarie et y déposer quelques chercheurs australiens. Cela ajouterait environ quatre jours au voyage…. Peu après le départ il est annoncé par haut parleur que les prévisions pour cette région sont trop mauvaises. Direction l’Antarctique avec une arrivée prévue « not before Saturday 7 ». Nous partons plein sud accompagnés par des voiliers sous spis en régate dans la baie d’Hobart, puis par quelques dauphins. L’Aurora Australis est un vieux brise-glace cargo de 92 mètres, robuste, plein de recoins et d’échelles que nous pouvons explorer à l’envie ou en cherchant notre chemin…

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Essai des combinaisons de survie pour éviter le sort de Jack dans Titanic…

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Notre Cabine grand luxe.

 

Lundi 2- Mercredi 4 décembre : A travers l’océan austral

Le temps alterne entre le grand beau et le crachin breton. Pour l’océan austral, la mer reste belle et la bateau plutôt stable : environ 4 mètres de creux lundi, 2 mètres mardi et 5 mètres ce mercredi, alors qu’il y a couramment plus de 10 m de creux dans la région ! Cela roule quand même et nombreux sont les estomacs barbouillés. Certains disparaissent dans leur cabine toute la journée (pas nous !).

Le bateau est constamment accompagné par d’immenses Albatros qui planent au dessus des vagues sans jamais battre des ailes. Jean-Louis observe un groupe de baleines soufflantes (François est jaloux)

Nous sommes hors du temps : sommeil, repas, un peu de sport et quelques conférences improvisées sur la plongée à Dumont d’Urville, les oiseaux en Terre Adélie, et l’évolution de la calotte Antarctique soumis au changement climatique…. L’équipage Australien est aux petits soins et nous mangeons comme des rois. A suivre !

 

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episode_1_06.jpgAlbatros

 

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Mardi                Mercredi

 

 

Episode 2

 

Jeudi 5 décembre : vers la glace

Il reste quelques centaines de kilomètres à parcourir (sur les 2700 km à faire depuis Hobart) mais nous savons que cela prendra du temps : les images satellites indiquent la présence de glace et de banquise à plus de cent kilomètres de notre objectif : la base Dumont D’Urville.

Le matin nous croisons notre premier Iceberg, mais le temps est encore gris… En attendat nous nous sommes portés volontaires pour la vaisselle collective. Comme tout ce qui est organisé avec l’Australian Antarcti Division nous avons auparavant suivi la formation nécessaire (qui consiste à savoir qu’il faut quitter la cuisine en cas de feu) et signé notre permis d’accès à la cuisine.

Dans l’après midi l’excitation monte : il y a de plus en plus de glace de mer, et le soleil apparait. Quelle chance. Il fait froid et nous sortons de leur sac les équipements polaire fournis par l’Institut Polaire Français IPEV.

Nous avons passé le cercle polaire et le soleil descend doucement vers le sud, notre direction. Il n’y aura pas vraiment de nuit.

Peu à peu le « pack » se densifie et le spectacle devient prodigieux à la lumière du soleil couchant. L’Aurora Australis passe sans problème au milieu des énormes plaques de glace dans un bruit fracassant. Le capitaine de l’Astrolabe est impressionné et un peu jaloux (l’Aurora Australis est un brise glace de Classe 1 -la meilleure- tandis que l’Astrolabe est juste un classe 5…).

Les premiers manchots apparaissent, ainsi que les phoques de Weddell et même des baleines qui semblent s’approcher du bateau par curiosité ! La moyenne d’âge sur le bateau est descendue à 10 ans.

 episode_2_01.jpgLes premières glaces !

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Sur la passerelle de l’Aurora Australis

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Un rorqual !

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Vendedi 6 décembre

L’Aurora Australis a brisé la glace toute la « nuit ». Dans la matinée nous arrivons devant Dumont d’Urville au soleil encore plus tôt que prévu. Notre bateau s’approche au plus prêt et s’encastre dans la banquise à moins d’un kilomètre de la base principale, peu loin de la spectaculaire falaise qui marque le pied de l’énorme « glacier de l’Astrolabe ». Sur la banquise autour de nous, des manchots empereurs (les stars de ciné) et adélie (les petits clowns rigolos) effectue un va et vient incessant entre leurs nids sur la côte et la mer libre. L’image a été montrée cent fois à la télé et au cinéma, mais le voir en vrai est impressionnant ! Le temps que notre déparquement s’organise, nous passons quelques heures à contempler ce spectacle grandiose de glaciers, ce va-et-vient permanent des manchots, leur hésitation à plonger dans l’eau.

Nous prenons l’hélicoptère pour nous rendre non pas à la base principale voisine, mais à sa petite annexe à six kilomètre « Cap Prudhomme ».

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Episode 3

 

Samedi 7 décembre : premier tour de piste

Nous sommes à présent sur la petite base de Cap Prudhomme, une base technique construite au pied de l’Inlandsis Antarctique autour d’une base-vie très agréable et familiale. Elle est essentiellement occupée par les techniciens (Tito, J-B, Quentin) qui préparent les « Raids » motorisé qui ravitaillent chaque été la base de Concordia à 1200 km au cœur de l’Antarctique. On y mange comme au restaurant dans une ambiance joviale, surveillé par un Skua Antarctique surnommée Mauricette…

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La petite base de Cap Prudhomme où nous séjournons pour quelques jours. Au premier plan quelques autochtones qui lézardent au soleil sur la mer gelée (Phoques de Wedell)

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Repas royaux dans la salle à manger et apéritifs dans l’atelier de Cap Prudhomme

 

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Tout autour de la base et au milieu des réservoirs de fuel, des manchots adélie couvent leurs œufs et nous font la révérence…

Aujourd’hui premiers contacts avec notre environnement de travail. Ce matin, belle journée, nous partons avec Vincent et Léonard relever les données de la station météo la plus proche, appelée D3. Elle à 1 km environ, dans la côte qui monte sur le glacier. D’habitude la montée se fait sans problème, mais cette année la neige a été complètement soufflée par le vent, ne laissant que de la glace bleue. Une vraie patinoire. La route directe n’est pas possible, on fait un détour via la « route du raid ». Première marche depuis une semaine que nous avons embarqué sur le bateau. Et ça fait du bien ! La température est douce, à peine en dessous de zéro, pas trop de vent, beau soleil. Les données sont rapidement téléchargées, le paysage est époustouflant, on redescend tranquillement à la base.

Événement : le petit avion Twin Otter attendu depuis trois semaines arrive enfin de chez nos « voisins », la base italienne Mario Zuchelli à 1500 km. Il repart aussitôt vers la base de Concordia, amenant et repartant avec des passagers et du fret. Ils étaient coincés là bas par la météo depuis le 15 novembre ! La piste est sur le glacier au dessus de notre base.

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 Pendant ce temps c’est un peu l’effervescence : tout le matériel et le ravitaillement apporté par l’Aurora Australis est déchargé sur la banquise ou transporté en hélicoptère sur notre base pour être envoyé plus tard à Concordia via le « Raid »

L’après midi, petit tour à la base principale à 6 km, Dumont d’Urville sur l’ile des Pétrels, où nous repérons l’endroit où nous installerons dans quelques jours le nouvel instrument conçu pour mesurer les nuages par rayon laser, le ceilomètre. Avant ça, il nous faudra vérifier que tout le matériel est bien arrivé, une fois le débarquement fini. Nous faisons l’aller retour sur la banquise encore bien solide dans un petit véhicule à chenille le Flexmobil, ou « Flex ». Il doit avoir une bonne quarantaine d’année mais qui rend encore de bons et loyaux services… même s’il est particulièrement bruyant et tape c…

Dimanche 8 décembre 

Ce matin nous allons inspecter une autre station météo, à une dizaine de kilomètre sur le glacier, toujours en Flex. Arrivé à la station, où nous sommes accueillis par un petit vent frais par -5°C et une vue magnifique.

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Le « Flex », notre moyen de transport favori. Il se conduit comme dans un jeu vidéo (dérapage garantie dès que l’une des chenilles dérape).

Il faut un peu s’équiper. Très bonne nouvelle, tous les instruments sur la station ont très bien résisté à l’hiver et aux vents de 140 km/h qui soufflent régulièrement ici. Deuxième bonne nouvelle : très peu de neige s’est accumulée, on n’aura pas besoin de creuser pour déneiger et dégager la station cette fois-ci. Nous téléchargeons les données : difficile de lire sur l’écran d’ordinateur avec cette luminosité très forte. Ce n’est pas très commode de taper sur le clavier et manipuler la souris avec ce vent frisquet, mais ça y est, toutes les données sont bien téléchargées, on vérifiera de plus près quand on serra au chaud.

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Inspection des capteurs sur la station météo de D17

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Autour de la base de Cap Prudhomme, les énormes tracteurs et traineaux qui servent à alimenter la base de Concordia au cœur du continent.

 

 Episode 4

Jean-Louis & François en Antarctique

 

EPISODE 3

Samedi 7 décembre : premier tour de piste

Nous sommes à présent sur la petite base de Cap Prudhomme, une base technique construite au pied de l’Inlandsis Antarctique autour d’une base-vie très agréable et familiale. Elle est essentiellement occupée par les techniciens (Tito, J-B, Quentin) qui préparent les « Raids » motorisé qui ravitaillent chaque été la base de Concordia à 1200 km au cœur de l’Antarctique. On y mange comme au restaurant dans une ambiance joviale, surveillé par un Skua Antarctique surnommée Mauricette…

 

La petite base de Cap Prudhomme où nous séjournons pour quelques jours. Au premier plan quelques autochtones qui lézardent au soleil sur la mer gelée (Phoques de Wedell)

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Repas royaux dans la salle à manger et apéritifs dans l’atelier de Cap Prudhomme

 

 

 

Tout autour de la base et au milieu des réservoirs de fuel, des manchots adélie couvent leurs œufs et nous font la révérence…

Aujourd’hui premiers contacts avec notre environnement de travail. Ce matin, belle journée, nous partons avec Vincent et Léonard relever les données de la station météo la plus proche, appelée D3. Elle à 1 km environ, dans la côte qui monte sur le glacier. D’habitude la montée se fait sans problème, mais cette année la neige a été complètement soufflée par le vent, ne laissant que de la glace bleue. Une vraie patinoire. La route directe n’est pas possible, on fait un détour via la « route du raid ». Première marche depuis une semaine que nous avons embarqué sur le bateau. Et ça fait du bien ! La température est douce, à peine en dessous de zéro, pas trop de vent, beau soleil. Les données sont rapidement téléchargées, le paysage est époustouflant, on redescend tranquillement à la base.

Événement : le petit avion Twin Otter attendu depuis trois semaines arrive enfin de chez nos « voisins », la base italienne Mario Zuchelli à 1500 km. Il repart aussitôt vers la base de Concordia, amenant et repartant avec des passagers et du fret. Ils étaient coincés là bas par la météo depuis le 15 novembre ! La piste est sur le glacier au dessus de notre base.

 

 

Pendant ce temps c’est un peu l’effervescence : tout le matériel et le ravitaillement apporté par l’Aurora Australis est déchargé sur la banquise ou transporté en hélicoptère sur notre base pour être envoyé plus tard à Concordia via le « Raid »

L’après midi, petit tour à la base principale à 6 km, Dumont d’Urville sur l’ile des Pétrels, où nous repérons l’endroit où nous installerons dans quelques jours le nouvel instrument conçu pour mesurer les nuages par rayon laser, le ceilomètre. Avant ça, il nous faudra vérifier que tout le matériel est bien arrivé, une fois le débarquement fini. Nous faisons l’aller retour sur la banquise encore bien solide dans un petit véhicule à chenille le Flexmobil, ou « Flex ». Il doit avoir une bonne quarantaine d’année mais qui rend encore de bons et loyaux services… même s’il est particulièrement bruyant et tape c…

Dimanche 8 décembre 

Ce matin nous allons inspecter une autre station météo, à une dizaine de kilomètre sur le glacier, toujours en Flex. Arrivé à la station, où nous sommes accueillis par un petit vent frais par -5°C et une vue magnifique.

 

Le « Flex », notre moyen de transport favori. Il se conduit comme dans un jeu vidéo (dérapage garantie dès que l’une des chenilles dérape).

Il faut un peu s’équiper. Très bonne nouvelle, tous les instruments sur la station ont très bien résisté à l’hiver et aux vents de 140 km/h qui soufflent régulièrement ici. Deuxième bonne nouvelle : très peu de neige s’est accumulée, on n’aura pas besoin de creuser pour déneiger et dégager la station cette fois-ci. Nous téléchargeons les données : difficile de lire sur l’écran d’ordinateur avec cette luminosité très forte. Ce n’est pas très commode de taper sur le clavier et manipuler la souris avec ce vent frisquet, mais ça y est, toutes les données sont bien téléchargées, on vérifiera de plus près quand on serra au chaud.

 

Inspection des capteurs sur la station météo de D17

 

Autour de la base de Cap Prudhomme, les énormes tracteurs et traineaux qui servent à alimenter la base de Concordia au cœur du continent.