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8 décembre 2017 - Le LMD présent en Antarctique

Jean Louis Dufresne, chercheur au LMD, directeur de recherche au CNRS, est en Antarctique pour une mission de deux mois (décembre – janvier) dans le cadre des projets APRES3 et CALVA. (Jean Baptiste Madeleine, enseignant chercheur au LMD y avait effectué une mission en 2016-2017)
8 décembre 2017 - Le LMD présent en Antarctique

La tour de 40 mètres de hauteur.

  • Le responsable de ces projets est Christophe Genthon du laboratoire IGE à Grenoble. Les objectifs sont d'améliorer nos connaissances sur la météorologie et le bilan de masse de la neige sur la calotte Antarctique, d'évaluer et d'améliorer les modèles atmosphériques et climatiques dans cette région du monde si particulière.
  • Le plateau antarctique se trouve à une altitude élevée (de 2000 à 4200 mètres), l'air y est très froid (à Dôme C, typiquement la température est de -30°C en été et de -70°C en hiver) et très sec (typiquement 100 fois moins de vapeur d'eau qu'en France métropolitaine). La différence de température entre la surface et une hauteur de 40m peut atteindre 30° alors qu'elle ne dépasse pas quelques degrés ailleurs. Ces conditions particulières permettent d'explorer des phénomènes météorologiques extrêmes et de tester les modèles dans des conditions qui s'écartent de celles généralement rencontrées ailleurs sur Terre.
  • L'étude du bilan de masse de la calotte Antarctique s'inscrit dans le cadre de l'étude de l'évolution globale du niveau de la mer. Aujourd'hui la calotte Antarctique stocke une très grande quantité d'eau : si elle fondait entièrement, le niveau des mers s'élèverait d'environ 60 m. La neige qui tombe sur le plateau Antarctique est ensuite en partie sublimée (c'est-à-dire que la neige solide change d'état et devient de la vapeur d'eau), en partie soufflé par le vent, le reste s'accumulant pour former la calotte de glace. Ces quantités sont encore très mal observées et mal modélisées, et on cherche donc à mieux les connaître.
  • Ce programme de recherche a démarré il y a une dizaine d'années, avec la mise en place d'instruments de mesure de plus en plus nombreux et précis. L'objectif de cette mission est d'entretenir et d'améliorer le fonctionnement des instruments, d'en installer de nouveaux et de ramener toutes les mesures qui ont été enregistrées au cours de l'hiver et qui n'ont pu être entièrement envoyées dans les laboratoires à cause du débit limité des connections internet.
  • La logistique de cette mission est assurée par l'IPEV, l'institut polaire français.
  • Quelques sites web:
  • Projet APRES3 : http://apres3.osug.fr/
  • Projet CALVA : http://pp.ige-grenoble.fr/pageperso/genthonc/SiteCALVA/index.html
  • L'IPEV: http://www.institut-polaire.fr
  • L'aérodrome de Wilkins : http://www.antarctica.gov.au/living-and-working/travel-and-logistics/aviation/intercontinental-operations/wilkins-aerodrome
  • La station de Concordia :http://www.institut-polaire.fr/ipev/infrastructures/les-bases/concordia/
  • Des nouvelles régulières de Jean-Louis Dufresne sont retranscrites
  • sur le site pédagogique d'APRES3 "Onde et Flocon", https://apres3.wordpress.com/partagez/suivez-la-mission-en-antarctique/
  • Elles sont également relayées sur Facebook : https://www.facebook.com/pg/Apres3-Antarctic-Precipitation-Remote-Sensing-from-Surface-and-Space-970085756395233/posts/?ref=page_internal
  • et mentionnées sur tweeter : https://twitter.com/Projet_APRES3
  • Le site officiel OSUG d'APRES3 renvoie vers le blog : http://apres3.osug.fr
  • Ces nouvelles sont aussi relayées sur le site et la page Facebook de l'IPSL : https://www.ipsl.fr/