LMD
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Le Laboratoire de Météorologie Dynamique a pour objet de recherche les mécanismes, l'évolution et la prévision des phénomènes météorologiques et du climat.
Il est composé d'une direction (Directeur : H. Le Treut et Directeurs-Adjoint : W. Tseitline et F. Vial), d'une équipe administrative, d'une équipe d'informaticiens, d'une documentaliste et de chercheurs, ingénieurs et techniciens ainsi que de doctorants et stagiaires.
Le
Laboratoire de Météorologie Dynamique, fondé en 1968, comprend environ 150 membres répartis sur trois sites: l'Ecole Polytechnique, l'Ecole Normale Supérieure et l'Université Pierre et Marie Curie. Il dépend
de quatre tutelles : CNRS, Ecole Normale Supérieure, Ecole
Polytechnique, Université Paris 6, est associé au CNES par son statut de laboratoire spatial et est membre de l’IPSL.
Malgré
son éclatement géographique, le laboratoire est
caractérisé par une unité thématique
forte que décrit bien son titre : dans ses trois
implantations, l’objet d’étude principal est la dynamique
de l’atmosphère, à des échelles d’espace et
de temps qui sont en premier lieu dictées par l’étude
du climat et de ses fluctuations interannuelles. C’est donc souvent
l’échelle continentale et l’échelle globale qui
servent de référence pour les études menées
au LMD – mais leur compréhension ou leur prédiction
implique aussi d’étudier le rôle d’échelles
plus petites, et la contribution des processus atmosphériques
« élémentaires ». L’atmosphère
constitue en effet un milieu particulièrement complexe, au
comportement fortement non-linéaire : qu’il s’agisse
de processus fondamentaux (rôle de la stratification, des
interactions avec la surface et sa topographie, des interactions
entre échelles), ou de processus déjà plus
hétérogènes et souvent organisés à
grande échelle (tels que les circulations stratosphériques,
la mousson et les perturbations tropicales, ou encore les
perturbations des moyens latitudes), il est toujours nécessaire
de mettre en avant des approches axées sur la compréhension
physique, qui combinent modélisation, études théoriques
et observations.
L’atmosphère constitue par ailleurs l’une des composantes les plus fortement interactives du système climatique. Cela tient à sa dynamique rapide, qui en fait un agent de transport très efficace (de l’énergie, de l’eau, des composés chimiques), et à ses échanges actifs avec les surfaces continentales et océaniques. C’est aussi un milieu qui est souvent plus directement observable que le sol ou l’océan, même si cela se fait au prix d’efforts de traitement ou d’inversion de données importants. Il en résulte que l’étude des bilans atmosphériques constitue dans beaucoup de cas la meilleure manière de contraindre les paramètres d’échanges entre les différentes composantes du système climatique (par exemple, les échanges d’eau ou les émissions de gaz traces près du sol).
Ces
rôles multiples de l’atmosphère placent le LMD en
situation d’interaction forte avec ses partenaires de l’IPSL :
qu’il s’agisse de la modélisation du climat (et du Pôle
de Modélisation), de la modélisation et de
l’observation du bilan hydrique (et du Pôle Eau en cours de
définition), de la modélisation des atmosphères
planétaires (et du Pôle de Planétologie), ou de
la conception et de l’étude des mesures in situ ou spatiales
(et donc du site d’observation SIRTA, de centre d’exepertise
ICARE ou du Pôle Spatial et Instrumental de l’IPSL), le LMD
joue très souvent un rôle de développeur d’outils
pour l’ensemble de la communauté IPSL.
Au travers de ces collaborations, le LMD est très naturellement amené à dépasser le stade des études purement atmosphériques pour s’intéresser à leurs applications dans des domaines plus larges. L’IPSL ouvre des thématiques multidisciplinaires nouvelles, qui sont aussi très souvent celles qui sont attendues pour répondre aux inquiétudes du grand public ou des décideurs – mais l’IPSL n’existe pas sans les laboratoires qui la composent, et c’est donc au LMD, comme aux autres laboratoires, de prendre à son compte une part au moins de ces recherches nouvelles qui seraient interdites à chacun des laboratoires isolément.
C’est
ainsi que la réalisation des scénarios IPCC du
changement climatique au XXIeme siècle, effectuée sous l’étendard
de l’IPSL, s’est largement appuyée sur les efforts de
l’équipe de modélisation du LMD, où se fera
aussi une part importante de leur analyse, (dans des contextes
variés, en liaison avec des coopérations
internationales focalisées régionalement, en s’appuyant
sur l’apport des données satellitaires, ou en collaborant
dans un cadre plus interdisciplinaire avec des économistes).
La prévision quasi-opérationnelle de la qualité
de l’air dans le cadre du projet Prev’Air doit aussi
beaucoup au travail conduit au LMD. La même évolution
vers des sujets largement interdisciplinaire se retrouve au niveau de
la mesure et de la modélisation atmosphérique du
transport de vapeur d’eau ou des précipitations, qui
conduisent à l’étude de l’hydrologie des surfaces
et à celle de la végétation . La mesure du
CO2 atmosphérique et la modélisation de son transport
permettent aussi le diagnostic des puits et sources en surface. Dans
tous ces domaines la contribution du LMD s’est fortement développée
au cours des dernières années. Le LMD, par sa
connaissance des mécanismes atmosphériques
élémentaires, apporte une contribution originale à
l’étude de ces différents thèmes, ne serait-ce
qu’une meilleures prise en compte des incertitudes de la mesure ou
de la modélisation du rôle de la dynamique
atmosphérique.

