Divers

Montre ou Cacher la réponse Tornades, cyclones
Je recherche des informations concernant les tornades, cyclones.

Ouvrages de base :

  1. Consulter la librairie de MétéoFrance http://www.meteofrance.com/FR/pedagogie/librairie/index.jsp par exemple: "Le point sur les cyclones tropicaux" Météo-France, Connaissance de la météorologie n°5, Paris - 1996 - 24 p.

  2. ANTHES R.A. : Tropical Cyclones, their evolution, structures and effects

  3. KESSLER P. : Thunderstorm morphology and dynamis. University of Oklahoma Press, 1986

  4. COTTON WR and ANTHES R.A. : Storma and Cloud Dynamics. Academic Press, 89

  5. Le hors-série de Pour la Science "L'Atmosphère", Juin 1996

  6. La revue du Palais de la découverte, volume 26, numéro 256, mars 1998,
    "Tempêtes Tropicales et Ouragans" de Michel Hontarrède et France-Line Galli, p 29-42

Les sites Web:

Pour des raisons évidentes, ces sites, et les articles et livres donnés en référence, traitent surtout des cyclones du secteur Atlantique-Caraïbes (avec quelques sources sur les cyclones qui affectent Hawaii).

Pour les autres secteurs, notez les catastrophes survenues au Bangladesh (mais on arrive mieux aujourd'hui à alerter la population qu'en 1970), et récemment dans l'état d'Orissa de l'Inde.

Pour le secteur qui va du Pacifique au Golfe Persique, la marine américaine maintient un site partiellement public qui contient des informations intéressantes :
http://www.yoko.npmoc.navy.mil/

Le problème de la modélisation numérique déterministe: pour suivre le développement et le déplacement d'un cyclone, il faut une maille assez fine : 20 km ou plus petite; mais en même temps le phénomène s'étend sur des centaines de km, voire 1000 ou plus. Et la représentation des processus de condensation - donc de dégagement de chaleur latente - reste délicate.

En ordre de grandeur, l'énergie dégagée dans le cyclone peut être estimée en considérant justement la chaleur latente de condensation qui correspond au total des précipitations. Alors si on suppose assez de condensation pour faire pleuvoir 1 mètre d'eau sur 10.000 km carrés en 5 jours, animant des vents puissant au passage - ça fait pas mal de joules - ou de Watts pendant ces 430.000 secondes.

Montre ou Cacher la réponse Nuages lenticulaires
Je souhaiterais des informations sur les nuages lenticulaires, appelés parfois "os de seiche".
  • Les nuages lenticulaires sont plus fréquents en montagne qu'au bord de la mer. Ils sont causés par une onde stationnaire. Des explications se trouvent dans le calendrier EMS-SMF de 2000 ou 2001 qu'on peut acheter à SMF 137 rue de l'Université (7ème).
  • Les nuages lenticulaires sont des nuages d'onde, qui se forment lorsque de l'air humide est soulevé dans la partie ascendante de l'onde, lorsque l'air soulevé se refroidit et que l'eau qu'il contient se condense sous forme de goutelettes ou de cristaux de glace. Inversement, lorsque l'air redescend sur l'autre flanc de l'onde, il se réchauffe et les goutelettes s'évaporent. Les nuages lenticulaires les plus connus, parce qu'observables plus fréquemment, sont ceux qui se produisent au niveau d'ondes stationnaires, elles-mêmes liées généralement au relief. Ces nuages apparaissent donc stationnaires, mais l'air et l'eau qu'ils contiennent sont en perpétuel renouvellement. Un exemple célèbre est "l'ane du Mont Blanc", nuage lenticulaire qui coiffe fréquemment le Mont Blanc. Un autre est la "nappe" de la montagne de la Table, à côté de la ville du Cap, en Afrique du Sud. Près des côtes, surtout lorsqu'elles présentent un certain relief, les vents en provenance de la mer sont forcés à monter, et il se produit des ondes (qui sont d'ailleurs utilisées par les adeptes du vol stationnaire en deltaplane ou autre, et par les mouettes) qui peuvent donner lieu à des nuages d'ondes. En montagne, les ondes formées sur les reliefs ne se limitent pas à l'onde située juste au-dessus du sommet d'une montagne, un "train d'ondes" se forme et peut donner lieu à une série de nuages lenticulaires, au sommet de chaque onde. Un autre type de nuage lenticulaire s'observe fréquemment au-dessus de nuages à fort développement vertical, comme les cumulus congestus ou les cumulonimbus. Ce nuage, qui prend l'aspect d'un "chapeau" du nuage principal, est nommé "Pileus".
Montre ou Cacher la réponse Cycle de vie d'une goutte d'eau
Mes élèves de 5ème m'ont posé la question suivante :"Combien dure le cycle de l'eau pour une goutte?"

Robert Kandel traite cette question - parmi bien d'autres - dans mon ouvrage de vulgarisation "Les Eaux du Ciel" paru en 1998 (Hachette-Littératures, collection Sciences). L'ouvrage sera difficile pour les élèves de 5ème, mais accessible aux élèves intéressés (au moins en cycle S) à partir de la seconde.

Dans le cycle de l'eau, une molécule H2O passe en moyenne seulement une dizaine de jours dans l'atmosphère. Les gouttes qui tombent en pluie sur les continents se divisent ensuite entre évaporation ou (c'est-à-dire retour direct à l'atmosphère), infiltration et ruissellement. Ce qui part en ruissellement passe en moyenne 18 jours dans les rivières avant d'atteindre la mer. L'eau qui s'infiltre dans le sol peut soit être pompée par les plantes et retourner rapidement à l'atmosphère par évapotranspiration, soit passer dans l'humidité du sol pour y rester plusieurs mois, soit dans les nappes plus profondes où elle peut rester des siècles ou des millénaires. La neige qui tombe sur les glaciers peut y rester des décennies, celle qui tombe sur les calottes glaciaires polaires des dizaines et centaines de millénaires. Une goutte d'eau dans l'océan peut y rester peu de temps en surface, mais des siècles et des millénaires en profondeur. Et l'eau entraînée dans les fosses de subduction au fond des océans peut rester des millions d'années avant de ressortir dans l'activité volcanique.

Montre ou Cacher la réponse Influence de la Lune
La Lune a-t-elle une influence significative sur le climat ?

Non, la Lune n'a pas, sauf à des échéances tres longue (voir plus bas) d'inflence significative sur la météorologie ou le climat. L'affirmation, souvent entendue, suivant laquelle les changements de temps coincideraient avec les changements de phase de la Lune, est facilement contredite par le fait que les seconds sont synchrones sur toute la Terre, tandis que les premiers ne le sont pas.
On pourrait concevoir que les marées, principalement dues à la Lune, ou l'augmentation de rayonnement pendant les périodes de pleine Lune, puissent influencer la météorologie. Sauf peut-etre en ce qui concerne les marées (et uniquement au voisinage des cotes), aucune influence de ce genre n'a été observée.
A tres longue échéance (centaines de milliers d'années au moins), la situation est tres différente. L'astronome Jacques Laskar a montré que la présence de la Lune a probablement stabilisé l'axe de rotation de la Terre qui, en l'absence de la Lune, aurait oscillé sous l'influence des effets gravitationnels du Soleil et des autres planetes. La présence de la Lune a donc probablement empeché des variations majeures du climat, aux cotés desquelles les glaciations du quaternaire ne seraient que des détails. On peut imaginer que ces variations du climat, si elles avaient eu lieu, auraient elles-mêmes empêché, ou au moins fortement modifié, l'évolution biologique. De ce point de vue, la présence de la Lune a probablement eu un effet majeur, peut-être même sur l'apparition de l'homme.

O. Talagrand